Bourses de recherche Bertram 2020

La Fondation de recherche sur la gouvernance (FCRG) est la seule fondation de bienfaisance au Canada qui se consacre entièrement à appuyer et à diffuser la recherche sur la gouvernance d'un point de vue canadien. Chaque année, grâce aux bourses de recherche au doctorat Robert Bertram, la FCRG appuie la recherche sur la gouvernance de sociétés entreprise par les étudiants au doctorat les plus prometteurs du pays.

Ramzi Belkacemi, Université Laval

Ramzi Belkacemi est titulaire d'un baccalauréat en administration des affaires spécialisation commerce internationale ainsi que d'une maîtrise en science de la gestion spécialisation stratégie et un Master in Business Administration spécialisation gestion de projet. Il est actuellement candidat au doctorat en management et chargé de cours à l'Université Laval. Ses travaux ont été présentés dans diverses conférences internationales et il a également publié plusieurs articles scientifiques dans des revues avec comités de lecture. Son domaine de recherche de prédilection est la gouvernance d'entreprise et ses contributions scientifiques sur le sujet visent notamment à mieux comprendre l'impact des différents organes composant la chaîne de gouvernance (actionnariat, conseil d'administration et équipe de direction) sur l'innovation. Il est également membre de divers groupes (p.ex. Groupe de recherche en innovation stratégique et en gouvernance de l'Université du Québec à Montréal), chaires (p.ex. Chaire de recherche en gouvernance des sociétés de l'Université Laval) et associations (p.ex. Association académique internationale de gouvernance) de recherche.

Résumé de la recherche
La thèse doctorale de Ramzi Belkacemi vise à mieux comprendre le lien entre la gouvernance d'entreprise et l'innovation. À ces fins, trois articles scientifiques seront produits. Un premier article conceptuel consistant en une revue systématique de la littérature sur le lien entre le conseil d'administration et l'innovation permettra de dresser un état des lieux des connaissances acquises à ce jour sur ce thème ainsi que de générer un cadre conceptuel intégrateur et d'émettre plusieurs recommandations. En ce sens, il alimentera à plusieurs niveaux les deux autres articles de la thèse, qui seront des travaux empiriques. Le deuxième article, qui en sera un quantitatif basé sur un questionnaire, cherchera à identifier les composantes au niveau du conseil d'administration qui représentent des vecteurs d'innovation ainsi que ceux qui s'avèrent être plutôt des freins pour innover. L'analyse ne sera pas limitée à la composition, mais inclura également les rôles et processus liés au conseil d'administration. Finalement, le troisième article suivra la même logique que pour le second, mais il s'agira d'une étude qualitative basée des entrevues semi-dirigées. Ainsi, elle ira plus loin que l'établissement de liens statistiques en cherchant à tirer une compréhension substantielle de la manière concrète dont le lien entre la gouvernance et l'innovation se matérialise d'après l'expérience des premiers concernés (administrateurs, présidents du conseil d'administration et/ou consultatif et directeurs généraux).

Andrew Gillis, Université de la Colombie-Britannique

Andrew Gillis est candidat au doctorat au Département de génie minier de l'Université de la Colombie-Britannique. Sa recherche porte sur les décisions stratégiques que les sociétés minières peuvent prendre pour créer de la valeur pour les actionnaires. Il a colligé un ensemble de données sur plus de 100 sociétés minières en activité cotées à la bourse Toronto au cours des 15 dernières années et a relevé les principaux facteurs qui influent sur la création de valeur. Il s'intéresse plus particulièrement aux structures des entreprises en matière d'allocation de capitaux et d'approbation des projets miniers. Il est titulaire d'un diplôme d'ingénieur minier de l'Université de la Colombie-Britannique et d'une maîtrise en administration des affaires de la Beedie School of Business de l'Université Simon Fraser.

Résumé de la recherche
Au cours des deux dernières décennies, l'industrie minière canadienne a largement échoué à créer de la valeur pour les actionnaires. Des recherches préliminaires ont révélé que la réduction de la valeur des actifs est le principal facteur de destruction de la richesse des actionnaires des sociétés minières canadiennes. Cette réduction de la valeur des actifs découle de projets miniers qui n'ont pas atteint les projections financières essentielles sur lesquelles l'approbation de ces projets était fondée. Plusieurs facteurs connus peuvent contribuer aux échecs d'estimation et de prévision des projets. Le résultat de cette recherche débouchera sur des recommandations aux parties prenantes de l'industrie qui pourront être utilisées pour améliorer les structures de gouvernance d'entreprise entourant la création et l'évaluation des prévisions pour les grands projets d'investissement.

Karen Naaman, Université Concordia

Karen Naaman est candidate au doctorat de cinquième année en comptabilité à l'Université Concordia. En 2010, elle a commencé sa carrière en tant qu'ingénieure électricienne et c'est alors qu'elle a réalisé l'importance de la gouvernance pour la survie et le succès de toute entreprise. Pendant sa maîtrise en administration des affaires, elle a assisté à un séminaire sur la gouvernance d'entreprise qui a élargi sa compréhension des différents aspects de la gouvernance et qui a développé son intérêt pour ce domaine. Au-delà de sa recherche, elle a mis à profit ses compétences dans le milieu des affaires en supervisant un projet de conseil de maîtrise en administration des affaires visant à aider une organisation à but non lucratif à améliorer ses systèmes financiers et de gouvernance.

Résumé de la recherche
Sa recherche porte sur les mécanismes de gouvernance des entreprises et, en particulier, sur les questions liées aux conseils d'administration, à la rémunération des dirigeants et à leurs effets sur l'information financière. Sa thèse explore la réglementation du vote consultatif sur la rémunération et, ce faisant, elle espère aider les autorités de réglementation et les entreprises à comprendre si ces mécanismes de gouvernance peuvent limiter les rémunérations excessives. En collaboration avec KPMG et le professeur Robert Nason, elle a publié un rapport sur les caractéristiques uniques des activités entrepreneuriales au Québec. Elle a également rédigé des propositions de recherche sur les questions de gouvernance qu'elle est en train de transformer en documents de recherche complets sur une série de sujets, dont les caractéristiques des comités de vérification, les liens sociaux entre le chef de la direction et le conseil d'administration et l'innovation.

Sina Rahiminejad, Université de Calgary

Sina Rahiminejad est candidat au doctorat à l'Université de Calgary, au stade de la thèse de son programme. Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur mécanique, il a obtenu une maîtrise en administration des affaires avec une concentration en finance à la très réputée Sharif Business School d'Iran. Il a travaillé dans deux sociétés de conseil en ingénierie en tant que directeur d'ingénierie. Sa recherche porte sur la distinction entre les aspects pratiques et les aspects éthiques de la prise de décisions en entreprise et sur l'importance de comprendre le contexte lors de l'évaluation des décisions des gestionnaires.

Résumé de la recherche
Son article bien accueilli, intitulé "?Customer Satisfaction and Tax avoidance?", étudie comment les stratégies fiscales agressives nuisent à la satisfaction des clients et à la réputation de l'entreprise. Son autre recherche porte sur les différences entre les revenus comptables déclarés et les revenus imposables, connues sous le nom d'"?écarts revenus comptables-revenus fiscaux?" (book-tax differences ou BTD). Des études antérieures ont interprété les BTD comme des signaux de la qualité des revenus, en partant du principe que les BTD résultent de la gestion des revenus. Il montre que, dans de nombreux cas, les BTD résultent d'investissements en capital et en recherche et développement et que les écarts observés dans la qualité des revenus sont dus à l'incertitude quant aux résultats des investissements. Il s'intéresse maintenant à la manière dont les entreprises font face à la complexité de la pandémie de COVID-19.

Anciens boursiers Bertram

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